Titulaire d'un BPREA, Olivier désire être Paysan Boulanger. La recherche de foncier s'avère difficile et le conduit à s'installer de manière progressive. Son installation s'effectue en deux temps.

La longère est achetée par un prêt privé. Son installation comprend surtout le coût de fabrication du fournil, du four et les avances sur cultures et achats de fournitures nécessaires pour le début de l'activité.
N'ayant la surface d'installation nécessaire pour être considéré comme agriculteur, il s'installe alors avec le statut de "cotisant solidaire" à la MSA et trouve un emploi à mi temps pour compléter son revenu. « Il était hors de question de faire un parcours à l’installation classique car je n’avais pas la surface minimum. Je me suis alors tourné vers la NEF. »
La NEF, Nouvelle Économie Fraternelle, est une banque de la finance sociale et solidaire. Elle a apporté à Olivier un regard humain, et des conseils sur l’insertion sociale et territoriale du projet mais aussi sur le plan commercial. La banque a demandé une caution solidaire de 12 000 €. Olivier a alors voulu sortir du cadre familial et est directement allé voir les futurs consommateurs, dont une association de préservation de l'environnement à Saint-Gilles.
« C’est intéressant car cela permet de rencontrer les gens et les futurs consommateurs. Les cautionnaires ont pu s'impliquer dans le projet dès le début et il m'ont également fait connaître à travers le réseau d'amis et familial. Ça m'a permis d'avoir de nouveaux clients. Je ne démarrais pas seul ! »
Olivier touche également une aide du Conseil Général d'Ille-et-Vilaine qui lui permet de financer 40% de la construction du fournil et de compléter l'emprunt bancaire.
« Le parcours d'installation plus classique avec le passage en CDOA est un parcours qui a demandé extrêmement plus de temps. Derrière il y a toute la batterie qui se met en route : les banques suivent quasiment les yeux fermés ! D'autant plus dans mon cas car les montants de prêt n'étaient pas élevés. Alors que dans le premier cas il a fallu que je démontre la viabilité de mon affaire…
La NEF a plus regardé l’ensemble du projet et a eu une expertise qui me paraissait à moi plus compétente qu’une banque classique qui va regarder le côté économique et financier et puis c’est tout. »